Redémarrer la vie après une quarantaine

Peu de choses nous semblent aussi incertaines que de reprendre la vie après une quarantaine. Notre esprit imagine de multiples scénarios possibles et, même si certains nous plaisent plus que d’autres, il y a un élément qui reste presque toujours inchangé : nous savons que rien ne sera plus comme avant et que nous serons toujours obligés de vivre avec le Coronavirus.

D’un point de vue évolutionniste, les psychologues et les anthropologues nous invitent à nous concentrer sur les opportunités et le côté positif des choses. L’humanité ne cesse de progresser et la pandémie a vu des efforts coordonnés de toute la communauté scientifique pour trouver un vaccin. Notre société est une société coopérative qui a toujours survécu en créant des alliances.

La crise actuelle ouvre la porte à une société plus compatissante. Cette crise nous a fait comprendre que nous n’avons aucun contrôle sur notre avenir. Il est temps de penser comme des adultes, d’affronter le changement en tant que personnes responsables et de rester optimiste. Après tout, le pessimiste ne fait que se justifier et reste impuissant. Ce n’est qu’en regardant l’avenir avec optimisme que nous comprendrons que pour changer la situation, nous devons prendre nos responsabilités. En ce moment, nous avons une responsabilité immédiate : revenir lentement à la vie. Voici quelques suggestions sur la manière de reprendre la vie après une quarantaine.

Recommencer sa vie après une quarantaine : comment faire ?

Pour comprendre ce que sera la vie après une quarantaine, nous pouvons nous appuyer sur ce qui se passe dans les pays qui en sont déjà à ce stade. Nous savons qu’en Chine, le travail et l’éducation ont repris avec des mesures de sécurité strictes, une distanciation sociale et des normes d’hygiène. En Allemagne et en Suède, en revanche, bien que les bars, les restaurants et les magasins soient ouverts, les gens ont réduit considérablement leurs achats et leurs sorties.

La peur et la prudence règnent sur le plan économique. Les dépenses sont plus faibles, le tourisme est minime et un autre facteur non moins important apparaît : le chômage. Le paysage est complexe et les habitudes de vie des populations qui en sont déjà à un stade plus avancé ont presque complètement changé. Que pouvons-nous faire alors ? Comment la vie peut-elle reprendre après une quarantaine ? Voici quelques points de réflexion.

La fin de la quarantaine n’est qu’un processus au sein de la pandémie

La fin de la quarantaine n’est pas la fin de la pandémie. Nous passerons par plusieurs étapes qui progresseront (ou non) en fonction de la manière dont la pandémie sera contrôlée. Cela ne signifie pas que le risque d’infection a disparu : au contraire, nous devrons apprendre à vivre avec le virus. Dans cette optique, nous devons ouvrir nos esprits à une perspective différente. Nous allons reprendre notre vie, oui, mais lentement et progressivement.

Ces conditions nous obligent à considérer trois aspects psychologiques : la patience, l’adaptation au changement et la gestion du stress. Tout changement de mode de vie peut générer l’inquiétude, l’anxiété et la peur. Nous devrons être prêts à faire face à ces variables émotionnelles.

La manière de réagir à la fin de la quarantaine varie pour chaque personne

Ces derniers jours, nous avons vu des gens remplir les rues d’anxiété, de gaieté et, souvent, d’un certain sentiment de normalité. De l’autre côté de la médaille, il y a ceux qui ont peur de sortir dans la rue. Ces différences sont tout à fait normales. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter si nous ressentons plus d’anxiété, si nous avons l’impression de ne pas être au rythme des autres et si la peur nous retient plus que nous ne le souhaiterions.

Ce n’est pas un problème : chacun a son propre rythme, sa propre façon de réagir et de faire face à de nouvelles situations. Prenons tout le temps qu’il nous faut. L’important est d’avancer lentement dans le but de sortir dans le monde et de dessiner ce qui sera notre nouvelle vie.

Il faut accepter la distanciation sociale

Lorsque la vie reprendra après la quarantaine, nous devrons accepter un facteur essentiel : la distanciation sociale restera le protagoniste de tout scénario. C’est la seule façon de tenir le risque d’infection à distance. Cela signifie que nous devrons reformuler notre façon de travailler, notre façon d’être en relation, notre façon de nous amuser. Ce sont autant d’éléments à accepter le plus rapidement possible.

De la peur à la créativité : reformuler ce que nous voulons pour notre avenir proche

La peur est une émotion aux mille visages qui doit être comprise. Elle garantit notre survie en nous obligeant à être prudents, immobiles et à nous défendre. Cette immobilité nous place à son tour sur une nouvelle ligne de départ, un nouveau départ. C’est une émotion avec laquelle nous vivons tous. Qui ne traverse pas la vie avec un bagage plein de peur ? La peur d’être infecté, la peur d’être sans emploi, de ne pas savoir ce qui va se passer demain. L’important est de continuer à agir malgré la peur, en développant de nouveaux mécanismes d’action.

Si on a peur d’être infecté, on prendra des mesures pour se protéger. Si on a peur d’être sans emploi, on va réfléchir à un changement, à une stratégie et à un nouveau parcours professionnel pour s’adapter et réagir. La survie marche main dans la main avec la créativité.

Développer l’esprit critique pour reprendre la vie après une quarantaine

La vie après une quarantaine nécessitera l’application d’un bon esprit critique. La nouvelle phase qui nous attend nous oblige à reformuler de nombreux aspects qui nous définissaient auparavant et qui doivent peut-être être modifiés. En ce sens, nous devons être très prudents face à la surcharge cognitive.

Nous devrons être prudents, intuitifs et critiques afin de ne pas tomber dans le piège des buffles, des mensonges et des comportements qui, à long terme, s’avéreront négatifs pour tout le monde. Si nos voisins, notre famille et nos amis ignorent les mesures de distanciation sociale, cela ne signifie pas que nous devons en faire autant. Il est temps d’être responsable, courageux et intelligent. Tout défi exige le meilleur de nous et, sans doute, nous le relèverons bien. Réfléchissons et agissons en conséquence.